Nov. 17 – Dec. 17, 2011
Vernissage Nov. 16, 18h

Hosted by:
30 rue des Envierges, 75020 PARIS
Metro: Jourdain/Pyrenes – ligne 11
horaires: mecredi – samedi 14 – 19h
http://2248m2.blogspot.com/

 

How does the context of showing something affect the work that is shown? Are artists from New York (or perhaps Berlin, or Beijing) automatically “bigger” on the world stage because of their geographical location? Does showing in Chelsea make one bigger than showing in Bushwick? Or vice versa? What about artists from New York showing in Paris? Thinking about questions like these reaffirms the undeniably social character of art, reaffirms that its value and interpretation depends to an enormous degree on social conventions that govern its presentation and reception. Yet this social condition of art, unquestionably embedded in its very nature, is confronted at the same time by the aesthetic condition of art, the mysterious happenings that can occur between an object and a viewer and strive to transcend their social situations. Sometimes, when times are good, art claims our individual attention and our social situations are momentarily irrelevant. Something more important is at play.
Smaller New York is a new curatorial initiative that explores both the socially constructed nature of the artworld and the idiosyncratic phenomenal experience of individual viewers. It presents the work of emerging NYC artists in very specific, unique gallery environments located within the spaces of partner galleries throughout Paris.

The project explores different notions of scale, firstly by presenting work which will for the most part be smaller than usual, and also by presenting artists who have not exhibited in Paris and whose reputations are thus smaller there. Furthermore, by collaborating with a range of other exhibition spaces, the project is also able to call attention to the way in which the sizes of different gallery’s reputations influence the works they contain.

But perhaps most importantly, Smaller New York provides the gallery-going public an opportunity to experience a sense of wonder by providing a new lens through which to view the work of these artists. The unusual setting and context of the work directly makes use of the perceptual faculties of the viewer to challenge assumptions and reawaken curiousity in the world around us.

En français

Comment la présentation et la scénographie affectent-elles les œuvres présentées. Les artistes de New York (ou peut-être Berlin ou Pékin) sont-ils automatiquement plus “grands” à cause de leur provenance géographique ? Est-ce qu’exposer à Chelsea rend plus “grand” qu’exposer à Bushwick ? Ou vice versa ? Et qu’en est-il des artistes new yorkais exposant à Paris ? Toutes ces questions réaffirment le caractère indéniablement social de l’art et que sa valeur et son interprétation dépendent en grande partie des conventions sociales qui gouvernent sa présentation et sa réception. Et pourtant cette condition sociale de l’art, sans aucun doute ancrée dans sa nature même, est confrontée à la fois par la condition esthétique de l’art, les instants mystérieux qui se produisent entre un objet et un spectateur et la quête pour transcender leurs situations sociales. Parfois, quand les temps sont bons, l’art attire notre attention individuelle et nos situations sociales sont temporairement hors sujet. Quelque chose de plus important est alors en jeu. 

Smaller New York est une nouvelle initiative curatoriale qui explore à la fois la nature construite du monde de l’art contemporain et l’expérience phénoménologique idiosyncratique de chacun des spectateurs/visiteurs, où le travail d’artistes émergents de New York est présenté dans un espace ad hoc situé dans des galeries partenaires dans Paris.

Le projet explore donc différentes notions d’échelles, en présentant tout d’abord des oeuvres qui pour la plupart sont physiquement plus petites que ce que les artistes réalisent habituellement et aussi parce que ce sont des artistes qui n’ont jamais exposé à Paris et dont la réputation est de moindre importance ici (à Paris, pour l’instant!). De plus, en collaborant avec de multiples de galeries, le projet attire l’attention sur comment la taille et l’importance des galeries influencent les oeuvres qu’elles y présentent. Mais peut-être que, plus important encore, Smaller New York offre aux visiteurs des galeries une opportunité d’expérimenter une sensation de songe et d’étonnement en proposant un autre regard sur les oeuvres de ces artistes. Le cadre insolite et le contexte des oeuvres contribuent à challenger les facultés de perception du spectateur et nous incitent à être plus curieux pour les choses et le monde qui nous entourent.

ABOUT JO Q. NELSON:

Nelson’s diverse artistic practice frequently involves bringing overlooked elements of our constructed environment to our attention. Pipes that carry the water we need, electrical conduits that provide the light and energy we consume, vents that circulate the air we breath – these banal, everyday necessities of built spaces are brought to light through subtle, simple, and often playful interventions.  In rendering these elements visible we are reminded of our physical connections with the spaces we occupy. But Nelson’s concern isn’t merely architectural in nature. In pointing out our physical interdependencies with space she tacitly points to the construction of social space as well. A large aspect of her work involves the interactions that occur in social spaces, how people relate to the spaces around them, and how spaces influence how they relate to each other. Her work makes frequent use of interviews and conversations with local inhabitants, responding to specific individual’s ideas of where they live, work and play. These concerns have produced a wide range of projects, from large public billboards to small guerilla interventions of treehouses in urban spaces, absurd proposals for massive development projects to simple gestures that point out overlooked architectural embellishments. As she writes “By encouraging interaction and by bringing attention to our expectations of the places we move through everyday, I hope to encourage analysis and insights about both concrete and social structures.”

Jo Q. Nelson is a recent graduate of New York’s renowned Hunter College, where she received an MFA in combined media. She has shown her site specific installations in numerous American galleries, including Smack Melon, Fluxfactory, and Scaramouche, and participated in numerous residencies and festivals. In 2008, as part of her interest in the intersections between art and social practices, she created Softbox, a residency program and temporary exhibition venue in Queens, NYC. Most recently she has completed a residency at the Vermont Studio Center, and participated in Revision Peripherique, a group exhibition at Projective City in Paris.

En français


La pratique artistique, diversifiée, de Jo Q. Nelson implique souvent une mise en lumière d’éléments de notre environnement construit, auxquels nous ne prêtons généralement pas souvent attention. Tuyaux, conduits électriques, générateurs d’énergie, évacuations,…ces nécessités quotidiennes, somme toute banales pour un espace construit, sont éclairées de manière subtile, simple et ce souvent au travers d’interventions ludiques. En rendant ces éléments visibles Jo Q. Nelson souligne les connexions physiques que nous entretenons avec les espaces que nous occupons. Mais sa préoccupation n’est pas seulement de nature architecturale. En pointant du doigt notre interdépendance physique avec l’espace, elle remarque également la construction sociale de celui-ci. Un aspect important de son travail observe les interactions qui se produisent dans des espaces sociaux, regarde comment les gens se rapportent à l’espace autour d’eux, et analyse comment les espaces influencent les rapports des personnes entre elles. Sa pratique repose souvent sur des entretiens avec des habitants locaux répondant avec leurs mots sur ce qu’ils pensent de là où ils vivent, travaillent et jouent. Un large éventail de projets en ressort : grands panneaux d’affichage public, installations de petites cabanes dans les arbres de la ville, mise en scène absurde et massive pour finalement ne souligner qu’un détail architectural habituellement négligé. «En encourageant l’interaction et en attirant notre attention sur des lieux familiers » Jo Q. Nelson espère « encourager l’analyse et les réflexions sur les structures physiques et sociales ».

Jo Q. Nelson a récemment été diplômée du renommé HUNTER COLLEGE de New York, où elle a reçu une maîtrise en « combined media ». Elle a présenté ses installations dans plusieurs galeries américaines, incluant
Smack Melon, Fluxfactory, Scaramouche et a participé à de nombreuses résidences et festivals. En 2008, s’intéressant encore aux intersections entre l’art et les pratiques sociales, elle crée Softbox, un programme
de résidence et lieu d’exposition temporaire dans le Queens, à New York. Plus récemment, elle a participé à une résidence au Centre Vermont Studio, et a exposer avec Projective City pour l’exposition collective Révision Périphérique.

ABOUT 22,48m2

22.48 m2 Gallery was founded in October 2010 by Rosario Caltabiano. It is run by a team of curators, critics, artists, teachers, students and researchers. Located in the 20st arrondissement, active member of the network of galleries of “Grand Belleville”, 22.48 m2 intends to play the role of a broadcaster of contemporary art, not only to art lovers, but also to a new audience, less likely to attend art venues.

En français

La Galerie 22,48 m2, a été fondée en octobre 2010 par Rosario Caltabiano. Elle est animée par une équipe de curateurs, critiques, artistes, enseignants, étudiants et chercheurs. Implantée dans le Xxème arrondissement, membre actif du réseau de galeries du « Grand Belleville », 22,48 m2 entend jouer un rôle de diffuseur de l’art contemporain non seulement auprès des amateurs d’art, mais aussi d’un nouveau public moins enclin à fréquenter les lieux d’art.