Featuring the work of The Arbour Lake Sghool, James Reeder, Jeremie Lenoir, Jo Q. Nelson, Heather L. Johnson and Ross Racine

Oct 21st – Nov. 30th, 2011
Vernissage Oct. 21st, 6-9 pm.

Gallery Hours: 12-6 pm.
34 Rue Hélène Brion, Paris 13ème

Métro: Bibliothèque Francois Mitterand

The circular road that surrounds Paris, known as Le Périphérique, is more than a crucial conduit for Parisian commuters who seek to use one of its numerous “portes”. The motorway also plays an important role as a boundary, clearly delineating what to many people counts as “Paris” and what counts as “The Suburbs”. As such, the road functions as a useful emblem of the increasingly important political tensions between “centers” and “peripheries”. Older, familiar dichotomies between rich and poor, male and female, proletariat and bourgeoisie, even self and other are increasingly seen as parts of a larger dialectical relationship between ever-shifting centers and peripheries, and it is this relationship which is key to understanding our contemporary political reality.

Taking advantage of its location near Le Peripherique, (and on the periphery of the Parisian art scene), Révision Périphérique concentrates on the interplay of center and periphery at stake in contemporary cities. Six artists explore re-visions of the urban environment, document suburban realities, collide elements from different urban/rural environments, and/or take the city itself as a creative material with which to develop new work. Cities as centers of connection and activity are reconsidered in the context of their peripheries, re-created in fantastic plans and models, and introduced to one another through romantic gestures and exchanges. Check out photos from the exhibit.

En français

La route circulaire qui entoure Paris, connue sous le nom de Périphérique, est plus qu’une voie cruciale pour les navetteurs parisiens qui cherchent à utiliser l’une de ses nombreuses “portes”. L’autoroute joue également un rôle important en tant que frontière, délimitant clairement ce qui est considéré comme “Paris” et comme «la banlieue». En tant que telle, cette route est emblématique des tensions grandissantes entre les notions de «centre» et «périphérie». Les dichotomies classiques entre riche et pauvre, homme et femme, prolétariat et bourgeoisie, même entre soi et autre, sont désormais de plus en plus considérées comme éléments d’une relation dialectique plus large, sur cette notion de centre et périphérie en constante évolution. C’est cette relation même qui est la clé pour comprendre notre réalité politique contemporaine.

Profitant de son emplacement à proximité du Périphérique, (et à la périphérie de la scène artistique parisienne), “Révision Périphérique” se concentre sur l’interaction entre centre et périphérie en jeu dans les villes contemporaines. Six artistes explorent re-visions de l’environnement urbain, document la réalité suburbaine, rassemble des éléments d’environnements urbains/ruraux et prennent la ville elle-même comme un matériau créatif avec lequel ils développent un nouveau corpus de travail. Les villes comme centres de connections et d’activité sont reconsidérés dans le contexte de leur périphérie, recréées en maquette et plans imaginaires, introduites l’une à l’autre via des gestes et échanges romantiques.

  The Arbour Lake Sghool (sic)Originating in a suburban home in the Canadian city of Calgary, this loosely-organized collective takes suburban experience as its generative principle, at least most of the time. Responding to the staggeringly fast repurposing of rural land by new suburban “developments”, the group decided to revert their front lawn back into a barley-field like so many that exist beyond the city limits. Reconnecting with the food chain in a laboriously literal way, the group plowed, planted, maintained and harvested the crop in a confounding, romantic and absurd gesture that sparked considerable controversy in the conservative and placid neighborhood. For Révision Périphérique, the group presents “How to Make Beer”, a separate work that arose from project,  as well as a new site specific installation based on the suburban fixation with lawn care.
En français
Basé dans une maison de banlieue dans la ville canadienne de Calgary, ce collectif vaguement organisé utilise l’expérience de la banlieue comme son principe générateur, au moins pour la plupart du temps. Répondant à la réorientation incroyablement rapide des terres rurales en nouvelles banlieues, le groupe a décidé de convertir leur pelouse en champ de blé. Pour renouer avec la chaîne alimentaire le groupe a laborieusement labouré, semé, entretenu et récolté les récoltes dans un geste romantique et absurde qui a suscité une importante controverse dans leur quartier conservateur et placide. Pour Révision Périphérique, le groupe présente la documentation de ce projet ainsi qu’une nouvelle installation site-spécifique basée sur la frénésie des banlieues avec la maintenance des pelouses
  Jo Q. NelsonNelson’s work frequently involves investigations of our relationship with built spaces. Most recently, her practice includes developing “people-specific” projects based on conversations with the inhabitants and users of various environments, from working people to residents to children. For Révision Périphérique, she has collaborated with Projective City director Benjamin Evans in an attempt to generate a site specific project from afar. Through conversations and material documentation of the neighborhood around the gallery, Nelson presents an idea of a place she has not been, a 13th arrondisment of the imagination.
En français
Le travail de Jo Q. Nelson explore fréquemment nos rapports aux espaces construits. Plus récemment, sa pratique s’est orientée vers des projets in-persona, bases sur des conversations avec les habitants d’un quartier, les utilisateurs de différents environnements, des échanges avec des travailleurs et des enfants.Pour Révision Périphérique elle a tenté, avec Benjamin Evans, directeur de Projective City, de proposer un projet site-specifique à très longue distance. Au travers de conversations téléphonique et de la documentation matérielle du quartier autour de la galerie, Jo Q. Nelson présente une vision d’un lieu où elle n’est jamais allée, un 13ème arrondissement de l’imagination
  Heather L. JohnsonLike Nelson’s, Johnson’s work frequently engages with the experiences of humans in the built environments they inhabit. Literally weaving together topographical maps with fragments of thought and conversation from various sources, Johnson creates an unsettling juxtaposition of inhabitant and habitat. For Révision Périphérique, Johnson has also developed a site specific project as a connective gesture between the cities of New York and Paris. Fragmentary sensory impressions of each city were collected from the residents of one city about the other. These fragments were then sewn into handkerchiefs, and, following the 18th century tradition in which women would drop lace hankies in hopes that certain young men might pick them up, the hankies about New York will be dropped around Paris (and vice versa) in a flirtatious gesture of initiating contact.
En français
Comme Jo Q. Nelson, le travail de Johnson interagit fréquemment avec les expériences des êtres humains dans les environnements bâtis qu’ils habitent. Tissant littéralement des cartes topographiques avec des fragments de pensée et de conversation issus de diverses sources, Johnson crée une troublante juxtaposition d’habitant et habitat. Pour Révision Périphérique, Johnson a également développé un projet site-spécifique œuvrant comme un geste conjonctif entre les villes de New York et Paris. Des impressions sensorielles fragmentaires de chaque ville ont été recueillies auprès des habitants d’une ville sur l’autre. Ces fragments ont ensuite été cousus dans des mouchoirs, et, suivant la tradition du 18ème siècle selon laquelle les femmes laissaient choir leurs mouchoirs en dentelle, dans l’espoir que certains jeunes hommes les ramasse, les mouchoirs sur New York seront abandonnés autour de Paris (et vice versa) dans un coquet geste de prise de contact.
  Jeremie LenoirLenoir’s areal photography presents our world in an entirely different context. The interventions of humans on the earth itself are rendered visible on a grand and sublime scale. As critique, the work is ambiguous, as typical eyesores (such as sprawling parking lots and open-pit mines) are rendered beautiful. At the same time, this apparently straightforward documentary process (there is no digital manipulation involved) involves a transformation not merely into something beautiful, but into something that is almost unreal. Operating at a scale we are unfamiliar with, the images become complicated contradictions of concrete and
En français
Les photographies aériennes de Jérémie Lenoir présentent notre monde dans un contexte totalement différent. Les interventions des homes sur la terre elle-même, sont rendues visibles à grande échelle grandiose et sublime.Comme critique, le travail est ambigu, rendant des horreurs visuelles typiques (tels que les parkings tentaculaires et mines à ciel ouvert) magnifiques. Egalement, ce processus documentaire apparemment simple (aucune manipulation numérique) implique une transformation en quelque chose de non seulement beau, mais aussi en quelque chose de presque irréel. Basées sur une échelle avec laquelle nous sommes peu familiers, les images deviennent des contradictions complexes entre concret et abstrait, réel et irréel, beau et sublime.
  Ross RacineRacine appears to present aerial pencil drawings of quotidian American suburbs, but on closer view, things are not as they seem. For starters, the work is drawn entirely on a computer using no guides or sketches. But perhaps more importantly, the spaces depicted are wildly fantastic, the work of an urban planner turned madman. Roads lead nowhere, houses are impossibly jammed together or kept extremely remote, and geometrical precision or sheer whimsy seems to take priority over utility. Racine’s work is particularly effective as it can equally well be read as witty playfulness or as a thoughtful critique of ubiquitous suburban sprawl.
En français
Ross Racine semble dessiner des vues aériennes de banlieues américaines typiques, mais quand on y regarde de plus près on s’aperçoit qu’il s’agit en fait de dessins numériques, entièrement réalisés à la main sur ordinateur, sans guide ni esquisses. Les espaces décrits sont tout à fait fantasques, tel le travail d’un urbaniste déjanté. Les rues ne mènent nulle part, les maisons sont ridiculement voisines ou extrêmement distantes et la précision géométrique semble prendre le dessus sur l’utilité. Le travail de Ross Racine est tout à fait pertinent dans le sens où il peut à la fois être vu comme une entreprise ludique ou comme une critique bien pensée de l’incessant étalement urbain.
  James ReederReeder’s work frequently draws inspiration from different ideas of the city. In both his photography and his sculptural work, built environments are presented as responses to a mysterious natural world from which it emerges, maintains its form and eventually returns to. The materials, while meticulously fashioned, are generally commonplace, and no attempt is made to hide the supports and wires that keep things together. Styrofoam quarries produce the building blocks from which such fragile cities could be erected, and whiffs of cotton function as the steam and smoke from their rooftops. Urban space is thus presented as ephemeral, transitory, and only just barely real.
En français
James Reeder tire son inspiration de différentes conceptions de villes. Que ce soit dans son travail photographique ou dans son œuvre sculpturale, les environnements construits sont présentés en réponses à un monde naturel mystérieux qui en émerge et…Les matériaux, bien que méticuleusement façonnés sont généralement communs et aucune tentative n’est faite pour masquer les supports et câbles qui maintiennent l’ensemble en place.

Des carrières de polystyrène produisent les blocs de construction à partir desquels ces villes fragiles pourraient être érigées, des boules de coton constituent la vapeur et la fumée qui émanent des toits. L’espace urbain est ainsi présenté comme éphémère, transitoire, et tout juste .